Jamais un album n'avait aussi bien porté son nom. En effet, la création de ce groupe strasbourgeois est une succession d'éveils électro basée sur les 'Oscillations'. Variant les séquences avec un rythme martial comme sur 'First', développant une approche plus dance floor sur 'Untitled', assumant l'influence du -chio malingre- sur leur musique, Neon Cage Experiment suscite peu à peu un réel intérêt grâce aux morceaux 'Puppy' et 'Final vision'. Mais c'est sur 'Suicide' que leur sens de l'expérimentation allie un fond sonore atmosphérique avec le chant persuasif de Laurent K. Egalement capable de concevoir un 'Sharpest tool' nappé de sonorités électroniques accueillantes, cette formation choisit de cloner l'état d'esprit de la mouvance electro dark sur le morceau torturé 'Our judgement' et accroît ainsi la sensation de frayeur. Mais c'était sans compter sur l'obsédant 'We two are one' dont l'écoute se revèle génératrice de pulsations bienfaitrices. Pulsions artérielles mises à mal avec le terrifiant 'Surrender', assumé à grands renforts de changements de rythmes et de détresses séquencées. Neon Cage Experiment se saborde en défiant le son des synthés par des guitares jouées de façon radicale. Bien qu'invitant à 'Breaking machines', cette expression sonore sous influence : Skinny Puppy, Front 242... laisse augurer un avenir électrisant
Felinea