[Re]:Wired
(demo CD-R)
reviews 2001

C'est chaque fois le même discours et pourtant les productions de Philippe se suivent mais ne se ressemblent pas. La question reste ainsi éperdument en suspend : qu'est-ce qui empêche de voir Wired Brain signé sur un gros label electro ? Sans doute notre génial voisin n'a-t-il plus tout à fait l'âge d'arborer un look para-militaire ou de prendre des pauses de crétins pour la presse spécialisée. Un peu court j'en conviens ! Mais vraiment, j'ai du mal à croire que cette troisième production soit toujours de l'ordre de la démo. Car [Re]:Wired est d'une qualité inégalée par la plupart des formations signées d'Outre-Rhin. Pire, Philippe Astolfi a le bon goût de se remettre sans cesse en question et d'évoluer. Bidouilleur insatiable, sa dernière production se fait encore plus puissante, plus noise-industrielle et s'écarte de ses influences premières que sont FLA, Numb ou Velvet Acid Christ. Soit 12 plages, 12 superpositions de sons, de bruits, d'ambiances pour un ensemble quasi parfait.
Olivier Monin (BNFM - 2001)



Voici donc, une nouvelle fois, une "formation" d’envergure sur le banc de touche, en attendant que les labels daignent se réveiller enfin. Philippe Astolfi est seul maître à bord du vaisseau électro-industriel Wired Brain. Sa démarche artistique découle visiblement d’une grande maturité et son aboutissement, ici, s’avère littéralement admirable ("Re-Wired", N.I.N. en fond, sans flagrance) : les tourbillons des rythmiques, finement élaborées, ne laissent rien s’éloigner, et absorbent tous les fragments sonores tentant l’échappée ("Low Country ", introduction clin d’oeil pour saturations postérieures implacables). Philippe Astolfi use des effets avec maestria : chaque échantillon fait l’objet d’une attention particulière, et le mixage n’a rien à envier à la plupart des groupes signés sur des structures reconnues : les samples de guitares se fondent avec merveille aux ossatures électroniques et amènent une touche légèrement organique à une musique rigide et efficace ("Twisted Cell"), principalement instrumentale ("Nailed"", dissonances étourdissantes ; "Pro-Gen", ahurissant de beauté). Les mécaniques de Wired Brain, patiemment, édifient un mur de sons dont les architectures complexes et ouvertes à tous les apports de genre sont confondantes de cohérence. L’impression de force qui s’en dégage est grande, et les machines d’Astolfi font leur oeuvre. Servi par un visuel très à la hauteur et construit de main de maître par l’auteur lui-même, Wired Brain développe ses personnalités multiples, sans perdre le fil. Le dépassement est acquis : "We don’t trust all our Gods".
(Obsküre - 2001)



Pour ma première chronique de cette année, je ne suis pas peu fier de vous présenter un groupe français : Wired Brain. C'est Marc de Psycho Industry qui m'a conseillé de rentrer en contact après l'avoir vu et apprécié en concert dernièrement à Lyon. Encore une fois, j'ai eu la surprise de voir que cette formation existait depuis 1998 (!!) et que [Re]: Wired chroniqué ici était le troisième album de ce projet solo emmené par Philippe Astolfi. La musique de Wired Brain est uniquement instrumentale et électronique, l'atmosphère qui en est dégagée est de qualité et unique pour chaque titre. J'aime beaucoup ce que fait Wired Brain et j'espère que dans le futur, Phil obtiendra plus de reconnaissance.
(Sampler & Sans Reproche - 2001)



-Origin: France
-Style/Influences: Dark electro, industrial and techno-acid bleeps; FLA seems to be the main source of inspiration (name of the project, title of the demo and even artwork...), which is cool at one side, but a little bit too exaggerated at the other side!
-Comment: An excellent demo that features a cocktail of complex electro structures, acid treatments, a few guitar riffs and industrial atmospheres. They used an arsenal of samplings. They made a remix for the French industrial HIV+ project! This is one of the revelations of the past months in demo-world
DP (Side-Line - 2001)



Des précurseurs comme Kraftwerk ou le Metal Machine Music de Lou Reed ont sonné la fin d’une ère. Ces "hommes-machines" ont ainsi créé une musique venue de nulle part, futuriste au possible, voire inhumaine selon le rock-critique Lester Bangs. C’est sur ces bases que ce sont greffées multitudes de courants musicaux. Quelques années plus tard, le groupe anglais Throbbing Gristle signait avec son album Industrial Music for Industrial People le manifeste de la musique industrielle. C’est certainement de tous ces groupes, que Wired Brain tire ses influences.
[Re]:Wired, troisième album-demo de Wired Brain est un concept issu du cerveau de Philippe Astolfi, véritable homme-orchestre. Cet opus dérive sur les lames glacées de l’electro-indus, malgré quelques incursions drum’n’bass. Ainsi, cette musique, à la fois bruitiste et attachante, évoque aussi bien des cyborgs se déhanchant sur des dance-floors cosmiques que des clubbers finissant leur trip à l’acide dans un chantier abandonné.
[Re]:Wired ne laisse aucun répit à l’auditeur, la matière grise confinée entre deux cylindres diffusant un maelström sonore. Dans la même lignée que des groupes comme Front 242 ou 2nd Gen, Wired Brain est à réserver à tous ceux qui ont compris que les machines avaient, elles aussi, une âme.
Elsa Kuhn (Stop Infos - 2001)



Asylum
(demo CD-R)

"I've seen the rebirth of a new Christ, I've seen destruction of human kind," said P. Astolfi, alluring to the idea of the music and atmosphere of this material. Wired Brain is a French dark-electro/industrial project, is able to navigate slow and more rhythmed electro/industrial passages, but this project is not destined for the dancefloors.
"Mindvoices" is composed with a more typical EBM structure, whereas tracks such as "Trapped" and "Cold Breath" contain harsh and repetitive industrial sounds. In my opinion, the better songs are "Asylum" (the instrumental hit), "Numb" (reminds me of the dark-instrumental tracks of the first Haujobb release) and the track "I've seen...".
After several listenings, Wired Brain reveals itself to be going in a good direction with these complex structures and judicious samples.
Seb (Wetworksezine)